Déjà merci pour vos retours ! Vu le thème “cintre” disons peu propice à la créativité

, j’ai essayé de trouver comment le rendre intéressant Legotiquement mais aussi sur le plan symbolique.
Pour répondre à Free Bird :
Free Bird a écrit:
il devrait être possible de relayer la démarche alternative et de dire aussi une réalité : derrière le "message", il y a des milliers enfants à qui on ne permet pas de vivre. Ce qui en fait la première de cause de mortalité infantile au pays dit de la fraternité...
Il y a des solutions pour permettre aux enfants innocents de vivre plutôt que les oxyre. Car derrière le droit à l'avortement, le terme c'est le droit d'ôter la vie à un être humain.
Je suis en total désaccord. Je ne considère pas le fœtus comme un “enfant” ou un “être humain” (en justice, on parle de “
personne humaine potentielle”, mais ce n’est pas une personnalité juridique). Et puis je pense que la sacralisation de "la vie" ne doit pas prévaloir sur le droit des femmes à disposer de leur corps, de choisir sa vie, son/sa partenaire, etc.
Mais à la limite, la question de la qualification du fœtus et du "droit à la vie" absolu, c’est un débat philosophique qui, bien que passionnant, pourrait durer 1000 ans et je préfère me concentrer sur d’autres points qui me paraissent soit mal informés, soit malhonnêtes.
Free Bird a écrit:
Il existe une association qui chaque année, fait des sessions pour toutes les mères qui regrettent et ne se pardonnent pas (et là, ni presse, ni télé n'en parlent jamais évidemment). Les sessions sont pleines chaque année, beauocup de femmes regrettent qu'on ne leur ai pas communiqué autre chose comme solution.
Pour information :
95% des femmes ayant avorté ne regrettent pas leur décision 5 ans après. Alors oui, c’est une décision qui n’est pas à prendre à la légère, parfois décidé dans des conditions difficiles (pression d’un conjoint, manque d’information - d’où l’utilité des associations comme le Planning pour s’entourer de spécialistes).
Il faut savoir qu'en France, ce n’est pas simplement un acte médical ponctuel, mais un
parcours complet, avec des entretiens, des examens, un délai de réflexion, différentes techniques (instrumentale, médicamenteuse) et un suivi plusieurs semaines après. Je pense que personne ne prend cette démarche à la légère. Malgré ces précautions, comme tout choix important dans la vie, certaines le regrette, mais ça reste une extrême minorité. Au nom des 5% concernées, faudrait-il retirer ce droit aux 95% qui en sont satisfaites ?
Au passage, l’étude montre que “
les émotions liées à un avortement sont associées à un contexte personnel et social, et ne sont pas un produit de la procédure d’avortement elle-même”, comme quoi ce n’est pas la démarche en elle-même qui cause généralement de la détresse, mais l’environnement dans lequel elle est effectuée. Je ne suis pas sûr que ce genre d'asso aide à avoir un environnement sain et stable psychologiquement.
Concernant les médias qui n'en parlent jamais, je trouve qu’au contraire que les positions anti-avortement sont
assez répandues dans les médias, en particulier ceux détenus par un certain milliardaire promouvant un certain camp politique.
Free Bird a écrit:
C'est un sujet qui devrait être dépassionné. Hélas, il y a une forme de facisme intellectuel en France qui ne permet d'avoir qu'une position acceptable.
Je trouve ça un peu osé de parler de fascisme intellectuel pour parler du droit à l’avortement, sachant à quel point
les fascistes originaux l’ont réprimé, soit disant dans le but “d’encourager la natalité” (spoiler : ça marche pas, la natalité a baissé)
Free Bird a écrit:
Je suis plutôt étonné d'un tel moc car si je m'abstient de prise de position, le moc en représente une. A partir du moment où on est au delà de la création artistique et qu'il y a un message socio-politique, j'ai logiquement le droit d'avoir un point de vue différent et de le dire. Dont acte.
Oui ce MOC est une prise de position assumée, avec laquelle on peut être en désaccord. Je pense qu’il est important d’informer sur ce sujet, et que même si ce droit a été constitutionnalisé en France, il ne faut pas oublier d’où il vient, et comment il peut être remis en cause, comme ça a été le cas dans d’autres pays. Comme disait Simone de Beauvoir :
N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.Sur ce, j'ai d'autres MOCs à bosser, peut-être moins clivants ? Qui sait...