C'est intéressant oui. Le ton est un peu soporifique cependant. Dommage.
Plusieurs bémols à ce narratif : les bionicles, ça plait à un certain nombre, mais c'est quand même relativement laid et ça ne plait pas à d'autres. Si ça a marché, tant mieux. Galidor n'a pas marché davantage parce que ses pièces étaient inutilisables avec les autres gammes alors que les pièces bionicles ont un système de jonctions technic qui peut encore permettre certains assemblages avec les autres pièces.
Autre bémol, c'est encore la famille fondatrice qui tient Lego, à 75% quand même. Les points ont été contournés, mais il n'y a toujours pas de militaire moderne au contraire de Cobi qui a exploité ce vide. Il y a du vert, mais ça ne fait pas forcément penser à du militaire, d'autant que le vert "sport" d'origine, le green BL/dark green Lego, quand on l'applique à du militaire ça donne Toy Story et ce n'est pas vraiment un bonus de camouflage

c'est normal que ce point fut le premier à sauter (pour ma part, je ne connaissais pas cet aspect de l'historique Lego). C'était une couleur indispensable ne serait-ce que pour les végétaux.
Par contre oui, le côté violence, que ce soit SW, Bionicle ou Ninjago, il est franchement là. Je dirai que pour moi le point de bascule ne se situe pas là pour éviter d'acheter (en dehors des prix) : si ça promotionne la laideur, c'est hors de question d'acheter pour les enfants (Hidden Side est un parfait exemple), mais j'achète quelques sets si j'en ai besoin pour l'inventaire comme le croco albinos ou certaines figs. J'ai cependant, sur certaines livrées de Ninjago, fait une exception sur certains méchas et des sets toupie, mais toutes les années ne se ressemblent pas dans la gamme. Par exemple la jongue QG était magnifique.
Là où le changement est plus important dans les valeurs familiales ? Le placement de la marque sur un niveau premium ouvertement assumé. Et là, on est trèèèèès très loin de l'esprit du fondateur. Autre constat, comme pour les années creuses, comme on l'a vu pour les soldes, on a des produits dérivés éloignés de leur coeur de métier. La différence est un certain matelas financier pour amortir des flops.
Un empire n'est pourtant jamais aussi fragile qu'à son apogée, si tant est que Lego a atteint ce niveau symbolique.